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WEC

Pour ceux qui ne le sauraient pas, un WEC est un Week-End Choc.

 

Je n’ai pas inventé le concept. Il est né de la tête apparemment bien remplie de Guillaume MILLET, ultra traileur de talent mais aussi chercheur en physiologie à l’université de Saint-Etienne.

Le WEC est expliqué en long et en large dans le magazine Ultrafondus de septembre 2008 et dont je m’inspire pour vous en résumer ici la substance.

 

 
 
Un WEC, c’est une série de deux trois jours durant lesquels on (par)court, à une intensité modérée, un grand nombre de kilomètres sur un terrain qui présente des caractéristiques proches de celle qu’on rencontrera en compétition. En gros, des adeps et des côtes dans les bois feront l’affaire pour des trails dans nos régions et dans les Vosges. Un peu de montagne ou des parcours à travers tout seront conseillés pour des trails plus alpins !

 

 
 

Il s’agit de la sorte de créer des adaptations physiologiques nécessaires au traileur et surtout à l’ultra traileur pour qu’il aborde ses compétitions de longue distance dans les meilleures conditions possibles.

 
Il faut s’entraîner dans les conditions vraiment spécifiques de la compétition pour :
      •  reproduire la vitesse moyenne du déplacement de course ;
      •  préparer ses guibolles à encaisser un dénivelé important, tant en montées qu’en descentes et les préparer peu à peu à devenir de plus en plus résistantes à l’effort, notamment au niveau musculaire ;
      • se préparer à maîtriser la difficulté du terrain ;
      •  tester son matériel, vêtements, chaussures, sac à dos, bâtons… ;
      • tester son alimentation de course.
N’allez pas croire que cela s’improvise… Comme souvent, il y a une certaine progression à respecter, en fonction du moment de la saison ou encore de la capacité du traileur lui-même à encaisser de gros volumes d’entraînement et d’en récupérer rapidement.

 

Il ne faut envisager son premier WEC, assez léger, qu’après plusieurs semaines d’entraînement progressif. Peu à peu, en cours de saison, tout en augmentant progressivement les volumes, on pourra aller jusqu’à un WEC par mois au maximum… tout le monde ne s’appelle pas Kilian !

 

Par ailleurs, le WEC évite de devoir allonger les autres séances d’entraînement puisqu’il s’agit de regrouper en un bloc de charge toute une série d’heures d’entraînement qu’on aurait totalisées en augmentant le volume de bon nombre de séances.
 
 
Evidemment, une période de repos de quelques jours est indispensable pour bénéficier des effets de ce type d’entraînement. Cela se traduira par deux à quatre jours d’arrêt complet et une suite en reprise progressive.

 

Enfin, le WEC peut être l’occasion de passer un bon moment avec des potes ou des proches, dans le cadre d’une OFF par exemple.

Vous ne savez pas ce que c’est qu’une OFF ??? Et bien, pas de chance, je vous l’expliquerai une autre fois !

 

Bon allez, je fatigue un peu...
 
Eric (12/10/2009)